Les échographies dans le diagnostic de l’endométriose, ce que les couples infertiles doivent savoir

Révisé médicalement le 10 avril 2026 - Dr. Senai Aksoy
Les échographies dans le diagnostic de l’endométriose, ce que les couples infertiles doivent savoir

À retenir

L'échographie peut aider à cartographier l'endométriose, notamment grâce à une démarche en 4 étapes, et à orienter la prise en charge de l'infertilité.

Les échographies dans le diagnostic de l’endométriose : ce que les couples infertiles doivent savoir

L’endométriose est une affection gynécologique dans laquelle un tissu proche de l’endomètre se développe en dehors de l’utérus. Elle peut provoquer des douleurs pelviennes, des règles abondantes, des douleurs pendant les rapports et parfois une infertilité. Pour un couple en bilan de fertilité, l’enjeu est de comprendre l’étendue des lésions et leur impact possible sur les ovaires, les trompes ou la chirurgie à venir. L’échographie joue souvent un rôle central dans cette première cartographie.


Une approche non invasive au cœur du diagnostic

L’échographie repose sur l’utilisation d’ondes sonores pour visualiser les structures internes du corps. Deux techniques principales permettent d’évaluer l’endométriose :

Dans certains cas particuliers, comme la suspicion d’atteinte intestinale, l’échographie transrectale peut également être utilisée pour compléter l’exploration.


Une démarche systématique en quatre étapes

Pour standardiser l’examen échographique et améliorer la détection de l’endométriose, le groupe international IDEA (International Deep Endometriosis Analysis) a proposé une approche en quatre étapes. Cette méthode aide à examiner les mêmes zones de façon cohérente et à mieux préparer la suite du bilan.

1. Examen de routine de l’utérus et des annexes

Objectif :

Comment :

2. Identification des marqueurs d’adhérences

Objectif :

Comment :

3. Recherche du « sliding sign »

Objectif :

Comment :

4. Recherche des nodules d’endométriose infiltrante profonde (EIP)

Objectif :

Comment :

Cette approche en quatre étapes peut donner une cartographie plus précise de l’extension de la maladie. En identifiant les endométriomes, les adhérences et les lésions infiltrantes, le médecin peut discuter une stratégie plus adaptée au projet de fertilité et aux symptômes.


Signes échographiques évocateurs d’endométriose

Au-delà de cette démarche systématique, plusieurs signes échographiques peuvent évoquer l’endométriose :

Il convient de souligner que, bien que l’échographie soit un outil précieux, elle présente certaines limites. Notamment, les lésions superficielles restent souvent invisibles et l’examen dépend fortement de l’expertise du praticien. Dans ces cas, l’IRM ou la laparoscopie (qui demeure le diagnostic de référence avec confirmation histologique) peuvent compléter l’évaluation.


En pratique

Pour les couples confrontés à l’infertilité, l’évaluation de l’endométriose peut modifier la stratégie de traitement. L’échographie permet souvent une première cartographie des endométriomes, des adhérences et des nodules infiltrants. L’approche en quatre étapes du groupe IDEA rend cet examen plus structuré et plus utile pour discuter la suite.

Si une atteinte endométriosique est suspectée, la discussion avec le spécialiste sert surtout à choisir les examens utiles, sans multiplier les explorations inutiles. Une prise en charge bien ciblée peut aider à mieux contrôler les symptômes et à préparer une stratégie de fertilité plus cohérente.


FAQ

Une échographie normale exclut-elle l’endométriose ?

Non. Elle peut être rassurante pour certaines formes profondes ou les endométriomes, mais les lésions superficielles peuvent rester invisibles.

Pourquoi l’expérience de l’opérateur compte-t-elle ?

La recherche d’endométriose profonde demande une technique structurée et une bonne connaissance des compartiments pelviens. Tous les examens ne se valent pas.

Quand faut-il compléter par une IRM ?

L’IRM se discute si les symptômes sont importants, si la chirurgie est envisagée ou si l’échographie ne suffit pas à cartographier les lésions.

L’échographie aide-t-elle avant une FIV ?

Oui, elle peut préciser les endométriomes, les adhérences suspectées, l’accès aux ovaires et les éléments qui influencent la stratégie de ponction ou de transfert.

Que préparer avant l’examen ?

Apportez les anciennes échographies, IRM, comptes rendus opératoires, localisation des douleurs et informations sur le projet de grossesse ou de FIV.

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Sources

Dr. Senai Aksoy

Le Dr Aksoy s'est formé en France avant de rentrer en Turquie, où il a contribué à créer le programme FIV de l'Hôpital Américain d'Istanbul. Il a réalisé la première ICSI du pays en 1994 et dirige son propre centre de fertilité depuis 1998.

Profils vérifiés: PubMed ORCID LinkedIn

Le contenu a été créé par Dr. Senai Aksoy et approuvé médicalement.