DPI-M / PGT-M : test d'un gène unique avant transfert

Révisé médicalement le 13 juillet 2026 - Dr. Senai Aksoy
DPI-M / PGT-M : test d'un gène unique avant transfert

À retenir

Le PGT-M combine FIV, biopsie de blastocyste et un test de laboratoire construit autour d'un variant monogénique familial connu. Il réduit la chance de transférer un embryon atteint de cette maladie ciblée. Il ne garantit ni grossesse, ni naissance vivante, ni bébé « sans risque ».

Qu’est-ce que le PGT-M

Le PGT-M — preimplantation genetic testing for monogenic disorders, aussi appelé DPI-M — s’appelait souvent PGD auparavant. Le laboratoire recherche la mutation familiale précise (ou une stratégie de liaison validée), pas toutes les maladies possibles du génome.

Il améliore la sélection embryonnaire pour cette maladie cible. Il ne remplace ni le conseil génétique, ni le suivi prénatal, ni des attentes réalistes sur la FIV.

À qui il s’adresse

On envisage le PGT-M en général quand :

Contextes typiques : mucoviscidose, thalassémie, drépanocytose, maladie de Huntington, et certains syndromes de prédisposition au cancer — toujours selon le rapport de génétique et les règles nationales.

Le statut de porteur seul ne suffit pas. Le laboratoire a besoin d’une cible moléculaire précise avant qu’une analyse embryonnaire soit fiable.

Comment se déroule le PGT-M

ÉtapeCe qui se passe
1Conseil génétique et conception / validation du test
2Stimulation FIV et ponction
3Fécondation (souvent ICSI) et culture jusqu’au blastocyste
4Biopsie embryonnaire (souvent trophectoderme)
5Test génétique ciblé de la biopsie
6Classement des embryons non atteints pour la maladie cible
7Transfert — souvent congelé, après les résultats

La première étape est souvent sous-estimée. Sans conception de test validée, une demande de PGT-M « rapide » n’est pas plus sûre — elle est moins fiable.

Pourquoi la préparation prend du temps

Avant la première biopsie :

Parce que biopsie, génétique et congélation sont souvent facturées séparément du cycle de base, regardez comment les add-ons sont détaillés sur la page coût de la FIV.

Ce que le PGT-M peut et ne peut pas faire

Peut : réduire la chance de transférer un embryon atteint de la maladie monogénique ciblée.

Ne peut pas :

Certains cycles se terminent sans embryon non atteint transférable. C’est dur — et cela doit être nommé avant le début de la stimulation.

Les grades morphologiques (4AA, 4BB, etc.) décrivent encore seulement l’apparence ; ils ne remplacent pas les résultats génétiques — voir notation des embryons en FIV.

Pourquoi le conseil compte

Une bonne prise en charge PGT-M discute :

Ces décisions sont à la fois médicales, pratiques, et parfois éthiques.

À lire aussi

FAQ

Le PGT-M est-il la même chose qu’une FIV standard ?

Non. Il utilise la FIV comme plateforme, puis ajoute biopsie et test ciblé pour une maladie héréditaire connue.

Le PGT-M garantit-il un bébé en bonne santé ?

Non. Il réduit la chance de transférer un embryon atteint de la maladie ciblée. Il ne garantit ni grossesse ni élimination de tout risque médical.

Peut-on faire un PGT-M sans connaître la mutation exacte ?

En général non. Le laboratoire a d’abord besoin d’un variant familial clairement identifié ou d’une stratégie validée.

Un cycle peut-il se terminer sans embryon transférable ?

Oui — si aucun embryon ne se développe assez, si les embryons sont atteints, ou si aucun embryon non atteint n’est disponible.

Faut-il encore un test prénatal après PGT-M ?

Souvent oui. Beaucoup de programmes recommandent encore une confirmation prénatale, car le test embryonnaire, bien qu’utile, n’est pas considéré comme infaillible.

PGT-M et PGT-A sont-ils la même chose ?

Non. Le PGT-M cible une maladie monogénique précise. Le PGT-A regarde le nombre de copies chromosomiques. Ils répondent à des questions différentes et ne se combinent que si c’est cliniquement justifié.

Sources

Ajouter comme source préférée sur Google

Vous pouvez ajouter draksoyivf.com parmi vos sources d'informations médicales préférées sur Google.

Ajouter sur Google
Dr. Senai Aksoy

Le Dr Aksoy s'est formé en France avant de rentrer en Turquie, où il a été membre fondateur de l'équipe ICSI de l'hôpital Sevgi à Ankara — premier centre ICSI du pays (1994-95) — et co-auteur des premières publications turques sur l'ICSI réalisées en collaboration avec l'équipe Van Steirteghem (Bruxelles, Human Reproduction 1996, PMID 8671323). Il a contribué à créer le programme FIV de l'Hôpital Américain d'Istanbul et dirige son propre centre de fertilité depuis 1998.

Profils vérifiés: PubMed ORCID LinkedIn

Le contenu a été créé par Dr. Senai Aksoy et approuvé médicalement.