Peut-on accoucher par voie basse après une FIV ?
À retenir
Après une FIV, l'accouchement par voie basse peut être possible. La décision dépend surtout de la grossesse, de la position du bébé, des antécédents obstétricaux et de l'avis de l'équipe qui suit l'accouchement.
Sources clés : SMFM Consult Series #60: Management of Pregnancies Resulting from IVF ACOG: Cesarean Delivery on Maternal Request
Sur cette page
- Possibilité d’accouchement par voie basse
- Les déterminants du mode d’accouchement
- Facteurs influençant le taux de césarienne
- Note clinique
- FAQ
- Sources
Peut-on accoucher par voie basse après une FIV ?
Oui, de nombreux enfants conçus par FIV naissent par voie basse. Le recours à la FIV ne constitue pas, à lui seul, une indication médicale de césarienne. En l’absence d’indication maternelle ou fœtale pour une césarienne, l’accouchement peut généralement être planifié selon les critères obstétricaux habituels.
La planification de l’accouchement repose généralement sur les mêmes considérations obstétricales que pour les autres grossesses. Pour les grossesses obtenues par FIV et sans complication, la SMFM recommande une prise de décision partagée lorsqu’un déclenchement du travail à 39 semaines d’aménorrhée (SA) est envisagé.
Les déterminants du mode d’accouchement
Le choix du mode d’accouchement dépend de plusieurs facteurs obstétricaux :
- Grossesse multiple : Une grossesse gémellaire ou multiple augmente la probabilité d’une césarienne, notamment lorsque la présentation des fœtus ou d’autres facteurs obstétricaux ne permettent pas d’envisager un accouchement par voie basse. Certaines grossesses gémellaires peuvent néanmoins faire l’objet d’un projet d’accouchement par voie basse.
- Présentation fœtale : Une présentation persistante par le siège ou une autre présentation jugée incompatible avec un accouchement par voie basse peut conduire à recommander une césarienne.
- Placenta : Un placenta prævia, un vasa prævia, une suspicion de placenta accreta ou une autre pathologie placentaire peut rendre l’accouchement par voie basse dangereux.
- Antécédents obstétricaux : Une ou plusieurs césariennes antérieures peuvent influencer le choix du mode d’accouchement selon le type de cicatrice utérine et le contexte clinique.
- Santé maternelle et complications de la grossesse : L’hypertension, le diabète ou d’autres complications peuvent modifier le projet d’accouchement lorsqu’ils affectent la sécurité de la mère ou du bébé.
- Déroulement du travail : Une absence de progression du travail ou l’apparition d’une complication maternelle ou fœtale peut conduire à une césarienne.
Pourquoi certaines grossesses FIV aboutissent-elles plus souvent à une césarienne ?
Les taux de césarienne sont souvent plus élevés après une FIV, mais cela ne signifie pas que la FIV rend l’accouchement par voie basse impossible. Les taux de césarienne plus élevés observés reflètent probablement une combinaison de facteurs : âge maternel, grossesses multiples, complications médicales, facteurs placentaires ou fœtaux, antécédents obstétricaux et préférences des patientes ou des cliniciens. Les études observationnelles ne permettent pas de déterminer la part exacte de chaque facteur.
La différence est donc souvent liée au contexte de la grossesse, et non au transfert d’embryon lui-même.
Note clinique
L’approche du Dr Aksoy : La FIV ne constitue pas, à elle seule, une raison de recommander une césarienne. Lorsque les conditions obstétricales sont favorables, je considère l’accouchement par voie basse comme une option raisonnable à discuter avec l’obstétricien qui assure le suivi de la patiente. La voie d’accouchement la plus sûre doit être déterminée par les caractéristiques de la grossesse, et non par le simple fait que la conception ait nécessité une assistance médicale.
FAQ
Une FIV impose-t-elle une césarienne ?
Non. Une grossesse obtenue par FIV peut se terminer par un accouchement par voie basse si la situation obstétricale le permet.
Quels facteurs orientent le mode d’accouchement ?
La position du bébé, le placenta, le nombre de fœtus, les antécédents de césarienne, la croissance fœtale, l’âge gestationnel et l’état maternel guident la décision.
Les grossesses gémellaires changent-elles la discussion ?
Oui. Les grossesses multiples sont plus fréquentes après certains parcours de procréation médicalement assistée (PMA) et nécessitent une évaluation spécifique de l’âge gestationnel prévu pour l’accouchement, de la présentation des bébés et des autres facteurs de risque.
Peut-on accoucher par voie basse après une césarienne ?
Parfois, mais cela dépend notamment du type de cicatrice utérine, du nombre de césariennes antérieures, de l’indication de la précédente césarienne et des ressources disponibles dans la maternité.
Quand discuter du projet de naissance ?
La discussion doit commencer pendant le suivi de la grossesse, puis être réévaluée au troisième trimestre en fonction des résultats échographiques, de la localisation du placenta, de la croissance fœtale et des antécédents obstétricaux.
À lire aussi
- Grossesse gémellaire après FIV : risques et prévention
- Ce que toute mère doit savoir sur les risques de FIV
Sources
- SMFM Consult Series #60: Management of Pregnancies Resulting from IVF
- ACOG: Cesarean Delivery on Maternal Request
- Increased rate of elective cesarean delivery following assisted reproduction
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Le contenu a été créé par Dr. Senai Aksoy et approuvé médicalement.