Pertes, démangeaisons, odeur : mycose ou vaginose bactérienne ?
À retenir
Des démangeaisons intenses avec des pertes blanches épaisses orientent généralement vers une mycose (candidose), tandis que des pertes fluides accompagnées d'une odeur de poisson évoquent une vaginose bactérienne (dysbiose). Cependant, des irritations non infectieuses peuvent donner des symptômes proches. Les antifongiques n'agissant pas sur les bactéries, un contrôle du pH ou un prélèvement reste indispensable en cas de doute ou de récidive.
Sources clés : CDC — Recommandations sur la vaginose bactérienne CDC — Recommandations sur la candidose vulvo-vaginale Manuel MSD — Revue générale des vaginites
Quand une patiente me dit en consultation : « Docteur, je crois que j’ai encore une mycose », je l’écoute toujours avec une grande attention. Non pas parce que son impression est forcément fausse, mais parce qu’en pratique gynécologique, les symptômes intimes ont vite fait de se ressembler.
Il est tentant d’attribuer toute gêne vaginale à Candida. Pourtant, une vaginose bactérienne, une irritation de contact, une IST ou une modification hormonale peuvent donner des signes proches. La bonne question n’est donc pas seulement « comment calmer vite ? », mais « quelle en est la cause ? ».
L’approche du Dr Aksoy
En consultation, l’erreur la plus fréquente consiste à traiter chaque démangeaison avec un ovule antifongique et chaque odeur avec une toilette agressive. La candidose est une infection fongique inflammatoire, tandis que la vaginose bactérienne correspond à une rupture d’équilibre de l’écosystème vaginal : les lactobacilles protecteurs se raréfient au profit de bactéries anaérobies. Répéter les antifongiques en cas de vaginose ou sur une muqueuse déjà irritée ne règle pas la cause et peut accentuer l’irritation. Lorsque les symptômes récidivent, sont atypiques ou surviennent pendant la grossesse ou un parcours de PMA, un examen avec mesure du pH et prélèvement si nécessaire offre une base plus fiable que l’automédication.
Comment faire la différence : la règle clinique de base
Comme premier repère :
- La mycose vaginale (candidose) gratte et brûle davantage.
- La vaginose bactérienne (VB) donne plus souvent une odeur marquée et des pertes fluides.
Cette formule reste une orientation initiale. En pratique médicale, nous combinons plusieurs éléments concrets : l’aspect des sécrétions, l’odeur, l’état inflammatoire de la muqueuse, le pH vaginal et l’analyse microscopique.
Comme le soulignent les recommandations des CDC sur la vaginose bactérienne et le Manuel MSD sur les vaginites, cette distinction est cruciale : un traitement antifongique n’a aucune efficacité contre les bactéries de la vaginose, et un antibiotique n’élimine pas les champignons.
Quels symptômes font plutôt penser à une mycose vaginale ?
La candidose vulvo-vaginale provoque surtout une inflammation. Elle survient lorsque des levures du genre Candida, le plus souvent Candida albicans, prolifèrent au niveau de la vulve et du vagin.
Les signes caractéristiques sont :
- Un prurit vulvaire et vaginal intense, souvent difficile à ignorer au quotidien.
- Des sensations de brûlure vive, notamment lors de la miction (brûlure externe) ou pendant les rapports sexuels (dyspareunie).
- Une rougeur marquée de la vulve, parfois accompagnée d’un gonflement et de petites excoriations de grattage.
- Des pertes blanches, épaisses et adhérentes, sans odeur fétide.
Lorsqu’une odeur forte et désagréable domine nettement le tableau, l’hypothèse d’une mycose simple devient très peu probable.
Une mycose qui revient (on parle de candidose récidivante à partir de trois épisodes symptomatiques en un an) peut être liée à des antibiotiques fréquents, à un diabète ou à d’autres facteurs sous-jacents, selon les recommandations des CDC sur la candidose. C’est une raison de plus de confirmer le diagnostic plutôt que de répéter le même traitement.
Quels signes évoquent davantage une vaginose bactérienne ?
La vaginose bactérienne ne correspond pas à une infection classique transmise de l’extérieur, mais à une dysbiose de l’écosystème vaginal. Dans une flore saine, les lactobacilles (notamment Lactobacillus crispatus) prédominent et maintiennent un pH acide protecteur (environ 3,8 à 4,2).
Lorsque ces bactéries protectrices régressent, des micro-organismes anaérobies — tels que Gardnerella vaginalis, Atopobium vaginae et Mobiluncus — deviennent plus abondants.
Les manifestations typiques comprennent :
- Une odeur de poisson caractéristique, causée par la libération d’amines volatiles par les bactéries anaérobies. Elle peut devenir plus perceptible après les rapports sexuels et pendant ou après les règles.
- Des pertes fluides, abondantes, grisâtres ou blanchâtres, qui tapissent uniformément les parois vaginales.
- Une élévation du pH vaginal au-delà de 4,5.
- Une absence relative d’inflammation : contrairement à la mycose, la vaginose provoque peu ou pas de rougeur vulvaire et peu de démangeaisons.
De nombreuses personnes ayant une vaginose ne remarquent aucun symptôme net. D’autres constatent seulement un changement des pertes ou de l’odeur, comme le rappelle la fiche des CDC sur la vaginose bactérienne.
La vaginose bactérienne n’est pas classée parmi les infections sexuellement transmissibles (OMS, 2024). L’activité sexuelle y est toutefois associée, et les femmes qui n’ont jamais eu de rapports sont rarement touchées.
Les causes non infectieuses : quand ce n’est ni l’une ni l’autre
Toutes les gênes intimes ne sont pas d’origine infectieuse. Une irritation, une allergie, un changement hormonal ou une dermatose vulvaire peuvent donner un tableau très proche. Les recommandations européennes IUSTI/OMS notent que beaucoup de ces signes sont peu spécifiques et que les dermatoses vulvaires ou les réactions allergiques et irritatives sont des causes fréquentes (Sherrard 2018).
Parmi les causes fréquentes, on retrouve :
- L’irritation chimique et l’allergie de contact : Savons parfumés, gels douche agressifs, lingettes intimes, lessives, protège-slips synthétiques ou spermicides peuvent provoquer une véritable vulvite de contact.
- Le syndrome génito-urinaire de la ménopause : La baisse des œstrogènes entraîne un amincissement et une sécheresse de la muqueuse vaginale, provoquant brûlures et dyspareunie qui miment une infection chronique.
- Les dermatoses vulvaires : Le lichen scléreux ou l’eczéma vulvaire entraînent des démangeaisons chroniques sévères sans sécrétions anormales.
- Un corps étranger oublié : Un tampon hygiénique oublié peut provoquer des pertes abondantes et malodorantes. Il doit être retiré rapidement, avec une aide médicale si nécessaire.
- Les infections sexuellement transmissibles (IST) : Une trichomonase, une infection à chlamydia ou un gonocoque peuvent causer des sécrétions verdâtres ou spumeuses et des douleurs pelviennes.
C’est pourquoi répéter un traitement antifongique en vente libre sans diagnostic peut aggraver l’inconfort. Sur une peau déjà fragilisée par un produit irritant, l’antifongique peut accentuer la brûlure.
Dans quels cas faut-il consulter rapidement ?
Un épisode léger et déjà reconnu chez une femme non enceinte peut parfois être pris en charge avec un traitement familier. Certaines situations justifient toutefois un avis médical rapide.
Comment le diagnostic est-il confirmé au cabinet ?
Selon les symptômes, l’évaluation peut associer un examen clinique et plusieurs tests :
- L’examen sous spéculum : Observation de la muqueuse (rougeur, œdème, aspect des sécrétions).
- La mesure du pH vaginal : Une languette réactive posée sur la paroi vaginale permet de vérifier l’acidité (pH ≤ 4,5 en faveur de la mycose ; pH > 4,5 en faveur de la vaginose ou d’une trichomonase).
- Le test à la potasse (Sniff test) : L’ajout d’une goutte d’hydroxyde de potassium (KOH à 10 %) sur les pertes dégage immédiatement l’odeur d’amine caractéristique de la vaginose.
- L’examen microscopique direct :
- Recherche de clue cells (cellules épithéliales recouvertes de bactéries) signant la vaginose bactérienne.
- Visualisation de levures bourgeonnantes ou de filaments mycéliens signant la candidose.
- Le prélèvement vaginal en laboratoire : Il peut être utile en cas de récidive, de forme compliquée ou d’échec thérapeutique. Une culture peut identifier une levure non-albicans ; des tests moléculaires validés peuvent aussi aider à distinguer vaginose, candidose et trichomonase chez une personne symptomatique.
Principes de traitement : adapter la molécule au germe
- Pour la mycose vaginale simple : Les azolés locaux et, chez certaines patientes non enceintes, le fluconazole oral font partie des options recommandées. Selon les CDC, 80 à 90 % des patientes qui terminent un traitement azolé obtiennent un soulagement des symptômes et une culture négative. Pendant la grossesse, seul un azolé local pendant sept jours est recommandé ; le fluconazole oral ne doit pas être utilisé.
- Pour la vaginose bactérienne : Les options recommandées comprennent le métronidazole par voie orale ou vaginale et la clindamycine vaginale. La voie et la durée se choisissent selon la grossesse, la tolérance et le contexte clinique.
- Pour les irritations de contact : Arrêt immédiat de tout produit agressif, toilette à l’eau claire et application d’un émollient neutre prescrit par le médecin.
Remèdes de grand-mère vs réalité médicale
On lit fréquemment sur Internet qu’il faudrait introduire du yaourt, de l’ail, de l’huile de coco ou du vinaigre dans le vagin.
D’un point de vue médical, ces pratiques sont fortement déconseillées :
- L’ail et les huiles essentielles peuvent provoquer de véritables brûlures chimiques et des ulcérations de la muqueuse.
- Le yaourt alimentaire n’est pas un traitement démontré de la candidose ou de la vaginose. Les probiotiques ne remplacent pas un traitement recommandé. Des analyses regroupant de petits essais suggèrent que certains probiotiques pourraient aider en complément des antibiotiques, mais les preuves restent limitées et de qualité variable (Abavisani 2024).
- Les douches vaginales au vinaigre, au bicarbonate ou avec d’autres produits peuvent irriter la muqueuse et perturber l’écosystème vaginal. Elles peuvent aussi favoriser une récidive de vaginose.
Les traitements recommandés disposent d’une posologie, d’indications et de données de sécurité définies. Les préparations maison n’offrent pas les mêmes garanties et peuvent retarder le diagnostic.
Faut-il traiter le partenaire ?
- Pour la mycose : Le traitement du partenaire masculin n’est pas systématique. Il n’est recommandé que s’il présente lui-même des signes cliniques (rougeur, prurit ou irritation du gland). La candidose n’est pas une IST.
- Pour la vaginose bactérienne : Les recommandations évoluent. Les CDC 2021 ne conseillent pas le traitement systématique du partenaire. Un essai randomisé publié en 2025, mené chez des couples en relation monogame, a toutefois observé moins de récidives à 12 semaines lorsque le partenaire masculin était traité lui aussi (35 % contre 63 % ; l’essai a été arrêté en avance). La mise à jour 2025 de l’ACOG propose d’envisager un traitement associant voie orale et voie locale chez les partenaires masculins de patientes adultes ayant une vaginose symptomatique récidivante, avec une décision partagée pour les partenaires de même sexe et lors d’un premier épisode. La décision se prend avec un soignant ; les données restent limitées pour les partenaires de même sexe.
Quel lien avec la fertilité, la grossesse et la FIV ?
Une mycose vaginale isolée n’est pas connue pour endommager les trompes ni réduire la fertilité à long terme, même si elle peut rendre les rapports inconfortables pendant la période fertile.
En revanche, la vaginose bactérienne et les dysbioses chroniques méritent une attention particulière :
- Pendant la grossesse, une vaginose symptomatique est associée à une rupture prématurée des membranes, à un accouchement prématuré et à une infection de la cavité amniotique ou de l’utérus après l’accouchement (CDC).
- En FIV/ICSI, des études observationnelles ont associé un microbiote vaginal dominé par les lactobacilles à certains résultats reproductifs. Cela ne prouve pas qu’un test ou un traitement du microbiote augmente les naissances vivantes. L’ESHRE ne recommande pas le profilage systématique du microbiote vaginal ou utérin en cas d’échecs répétés d’implantation. La recherche d’une endométrite chronique est une question distincte, à discuter dans certaines situations.
- D’autres anomalies pelviennes associées, comme l’hydrosalpinx et fertilité ou les modifications de la flore vaginale, doivent être prises en compte globalement avant un transfert d’embryon.
Conseils pratiques pour préserver sa flore vaginale
Pour maintenir un écosystème intime équilibré et résistant :
- Laver uniquement la zone externe (vulve) : Utiliser de l’eau tiède ou un nettoyant doux sans savon (syndet) au pH physiologique. Ne jamais laver l’intérieur du vagin.
- Bannir les douches vaginales et les produits parfumés : Éviter les déodorants intimes, les lingettes parfumées et les bains moussants agressifs.
- Privilégier des sous-vêtements en coton : Éviter les matières synthétiques serrées et ne pas rester dans un maillot de bain humide après la baignade.
- Adopter le bon geste d’hygiène : Toujours s’essuyer d’avant en arrière pour éviter le transfert de bactéries intestinales (E. coli) vers le vagin.
- Utiliser les antibiotiques uniquement sur prescription : Si des symptômes vulvo-vaginaux apparaissent pendant ou après le traitement, demandez s’il faut les évaluer plutôt que de commencer automatiquement un antifongique.
À lire aussi
- Microbiote vaginal et succès de la FIV
- Vaginite et flore vaginale : repères et conseils
- Hydrosalpinx et fertilité : diagnostic et prise en charge
Questions fréquentes posées au Dr Aksoy
Des pertes malodorantes sans démangeaisons sont-elles dangereuses ? Que signalent-elles le plus souvent ?
Des pertes peuvent sentir mauvais sans qu’il y ait la moindre démangeaison. Lorsque les pertes sont fluides, gris-blanc et dégagent une odeur de poisson, la vaginose bactérienne fait partie des premières causes auxquelles je pense.
La vaginose bactérienne apparaît lorsque les bactéries protectrices qui vivent normalement dans le vagin diminuent et que d’autres bactéries se multiplient. L’odeur peut être plus nette après un rapport sexuel ou après les règles.
Une mycose provoque en général des démangeaisons, des brûlures et parfois des pertes blanches, épaisses comme du lait caillé. Mais les symptômes seuls ne permettent pas de poser un diagnostic certain.
Des pertes malodorantes ont d’autres causes possibles. La trichomonase, une infection qui peut se transmettre par voie sexuelle, ou un tampon oublié dans le vagin peuvent aussi provoquer une mauvaise odeur.
Chez une patiente dans cette situation, j’examine d’abord les caractéristiques des pertes. Si nécessaire, je mesure le pH vaginal et j’analyse un prélèvement au microscope pour trouver la cause.
Une mauvaise odeur ne signifie pas toujours une maladie grave, mais il n’est pas raisonnable de la considérer comme normale et d’attendre des mois. En cas de douleurs pelviennes, de fièvre, de saignements anormaux ou de grossesse, il ne faut pas retarder l’évaluation médicale.
Une mycose et une vaginose bactérienne (Gardnerella) peuvent-elles survenir en même temps ? Comment planifiez-vous le traitement ?
Oui, une mycose et une vaginose bactérienne peuvent coexister chez la même femme. Un détail est pourtant important : la présence à la fois de Candida et de Gardnerella ne veut pas forcément dire que deux infections distinctes doivent être traitées.
Ces micro-organismes peuvent parfois être présents dans le vagin sans provoquer de maladie (revue sur la colonisation vaginale par les levures). Mettre en évidence un micro-organisme par un test moléculaire sensible ne prouve pas toujours qu’il est la cause des symptômes (van der Veer 2018).
J’évalue d’abord les symptômes et les résultats de l’examen. Si, par exemple, des démangeaisons marquées, une rougeur et des brûlures accompagnent une mauvaise odeur et des pertes fluides, je recherche les deux infections.
Quand les deux infections sont réellement présentes, donner seulement un antifongique ou seulement un antibiotique peut ne pas suffire. Nous pouvons alors planifier ensemble le traitement des deux.
Mais je ne commence pas deux médicaments chez tout le monde simplement parce que deux micro-organismes apparaissent sur un test. Un médicament inutile peut perturber encore davantage l’équilibre naturel du vagin.
Dans les infections qui reviennent souvent, je revois le diagnostic au lieu de prescrire à nouveau les mêmes médicaments. Si nécessaire, je demande des examens supplémentaires pour identifier l’espèce de levure en cause.
Ce qui compte pour moi, ce n’est pas d’éliminer tous les micro-organismes listés dans le compte rendu du laboratoire, mais de traiter l’infection qui provoque réellement les symptômes.
Un ovule en vente libre suffit-il pour traiter une mauvaise odeur intime ?
Quand des pertes malodorantes apparaissent, beaucoup de patientes achètent aussitôt un ovule en pharmacie. Je ne le recommande pas, surtout quand la cause n’est pas connue.
Toutes les infections vaginales ne se traitent pas avec le même médicament.
Un ovule utilisé contre la mycose, par exemple, ne traite pas la vaginose bactérienne. De même, il n’a pas été démontré que les produits vendus pour soutenir la flore vaginale guérissent à eux seuls une infection active.
Certains produits peuvent atténuer l’odeur pendant un moment. Cela ne veut pas dire que le problème sous-jacent a disparu.
Utilisés sans nécessité, les produits vaginaux peuvent en outre provoquer une irritation ou compliquer l’évaluation correcte de l’infection lors de l’examen.
Devant des pertes malodorantes qui apparaissent pour la première fois, qui reviennent ou qui ne s’améliorent pas malgré le traitement, je préfère d’abord identifier la cause. Une fois le diagnostic posé, le traitement peut se faire par voie orale ou par voie vaginale.
Se laver à l’intérieur du vagin, utiliser des produits parfumés ou appliquer des antiseptiques pour supprimer l’odeur n’est pas non plus une bonne idée. Cela peut perturber l’équilibre des bactéries protectrices et aggraver le problème.
Mon conseil à mes patientes : ne cherchez pas à masquer l’odeur, cherchez ce qui la provoque. Une fois le bon diagnostic posé, nous pouvons traiter efficacement la plupart de ces infections.
Sources
- Centers for Disease Control and Prevention. Bacterial Vaginosis - STI Treatment Guidelines. CDC Guidelines, 2021.
- Centers for Disease Control and Prevention. Vulvovaginal Candidiasis - STI Treatment Guidelines. CDC Guidelines, 2021.
- American College of Obstetricians and Gynecologists. Vaginitis in Nonpregnant Patients: ACOG Practice Bulletin No. 215. Obstet Gynecol, 2020;135(1):e1-e17. doi:10.1097/AOG.0000000000003604.
- American College of Obstetricians and Gynecologists. Concurrent Sexual Partner Therapy to Prevent Bacterial Vaginosis Recurrence. Mise à jour de pratique clinique. Obstet Gynecol, 2025;146(6):e111-e114. doi:10.1097/AOG.0000000000006102.
- Vodstrcil LA, et al. Male-Partner Treatment to Prevent Recurrence of Bacterial Vaginosis. N Engl J Med. 2025;392(10):947-957. doi:10.1056/NEJMoa2405404.
- ESHRE Working Group on Recurrent Implantation Failure. ESHRE good practice recommendations on recurrent implantation failure. Hum Reprod Open. 2023;2023(3):hoad023.
- Organisation mondiale de la Santé. Recommendations for the treatment of Trichomonas vaginalis, Mycoplasma genitalium, Candida albicans, bacterial vaginosis and human papillomavirus (anogenital warts) (en anglais). Genève : OMS ; 2024.
- Sherrard J, et al. 2018 European (IUSTI/WHO) guideline on the management of vaginal discharge. Int J STD AIDS. 2018;29(13):1258-1272. doi:10.1177/0956462418785451.
- van der Veer C, et al. Accuracy of a commercial multiplex PCR for the diagnosis of bacterial vaginosis. J Med Microbiol. 2018;67(9):1265-1270. doi:10.1099/jmm.0.000792.
- Chatzivasileiou P, Vyzantiadis TA. Vaginal yeast colonisation: from a potential harmless condition to clinical implications and management approaches. Mycoses. 2019;62(8):638-650. doi:10.1111/myc.12920.
- Abavisani M, et al. The role of probiotics as adjunct treatment in the prevention and management of gynecological infections: an updated meta-analysis of 35 RCT studies. Taiwan J Obstet Gynecol. 2024;63(3):357-368. doi:10.1016/j.tjog.2024.03.004.
- Goje O. Revue générale des vaginites. Manuel MSD, version professionnelle, révisé en mars 2023.
Ajouter comme source préférée sur Google
Vous pouvez ajouter draksoyivf.com parmi vos sources d'informations médicales préférées sur Google.
Le contenu a été créé par Dr. Senai Aksoy et approuvé médicalement.